"J'étais fusilier marin à Bir Hakeim" - Souvenirs inédits d'un des derniers survivants

(Re)Découvrez l'une des batailles les plus importantes de la Seconde Guerre mondiale à travers les souvenirs de l'un des derniers témoins.

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LA PRESSE EN PARLE

À PROPOS DE CET OUVRAGE

Juin 2012 : alors que la Libye est en pleine guerre civile, un Français de 90 ans se rend à Bir Hakeim, dans le désert de Cyrénaïque. Paul Leterrier est l’un des derniers survivants de cette aventure... et le dernier à avoir pu faire le déplacement pour ce pèlerinage organisé par la Fondation de la France libre.

Ce lieu désolé est le site d’une des plus importantes batailles de la guerre du désert. Ici, en 1942, une poignée de Français libres a résis- té pendant deux semaines aux forces germano-italiennes du général Rommel. 3 700 Français dissidents ont tenu face à 37 000 soldats de l’Axe. Deux ans après l’appel du 18 juin, cette victoire offre à la France libre un retentissement mondial : « Quand, à Bir-Hakeim, un rayon de sa gloire renaissante est venu caresser le front sanglant de ses soldats, le monde a reconnu la France », écrira le général de Gaulle.

 

Aujourd’hui âgé de 96 ans, Paul Leterrier nous raconte son aventure peu commune. Né au Havre en 1921, il connaît très tôt l’appel du large et s’embarque à 15 ans sur les paquebots de la compagnie générale transatlantique. Après la Débâcle, il décide de rejoindre le général de Gaulle et s’engage, au Liban, dans le 1er bataillon de fusiliers marins. Avec eux, il sera de tous les combats, à commencer par Bir Hakeim. Puis viendront El Alamein, la Tunisie, l’Italie, le débarquement de Provence et la Libération de la France.

 

Extrait :

« La fumée se dissipant, j’aperçus un morceau d’acier profondément incrusté sur la face interne de ma cuisse gauche. Il semblait grésiller comme un morceau de beurre dans une poêle à frire chaude, à la différence que c’était ma cuisse qui grésillait autour de l’éclat chauffé à blanc. Ça sentait le cochon grillé ! J’essayai de l’enlever mais je me brûlai les doigts. Cependant, il me fallait à tout prix l’extraire car je grillais littéralement et l’éclat, en faisant fondre les chairs, continuait de s’enfoncer. Je choisis le moindre mal et me charcutai en me brûlant les doigts mais réussis à l’arracher. Toujours brûlant je le laissai choir sur le sol. »

 

Format : 14 x 19 cm
Nombre de pages : 320
Couverture : souple avec rabats
Collection : Voix oubliées
Illustrations intérieures : cahier d'illustraions hors-texte
ISBN : 9782364451209