"Noël de soldat" #7


Aujourd’hui, dans notre chronique « Noël de soldats », c’est l’occasion de parler des colis envoyés aux poilus pour les fêtes. Si des colis sont envoyés régulièrement tout au long de l’année, à Noël, les proches des soldats tentent de se surpasser pour égayer le quotidien de ces derniers. Comme le montre ce témoignage de juin 1917 :

« Après les lettres, les colis sont distribués. Ces bons colis confectionnés avec tant de soins par nos mères, compagnes et sœurs, qui savent si bien discerner ce qui peut nous faire plaisir. Impatiemment, de nos gros doigts gourds, nous délions les faveurs et c’est toujours le même émerveillement, qui fait songer à la joie des enfants devant les cadeaux du Père Noël. Qu’ils soient pansus, gonflés de victuailles de choix – si le destinataire est d’une famille aisée ou possède quelque opulente marraine –, qu’ils soient modestes, contenant juste le traditionnel saucisson, la demi-livre de chocolat et le paquet de fin 110, que la bonne vieille maman et la douce compagne adressent à leur poilu, en se privant, en économisant sur la maigre allocation, c’est la même joie qui préside à leur réception. »


Récit extrait de Maudite soit la guerre...

Posté le 23/12/2019 par Pierre de Taillac

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