Comment un "interprète-écouteur" a sauvé Verdun ?


Installé dans le bois des Caures, "l'interprète-écouteur" Pierre Hottier a permis aux forces françaises d’avoir constamment une longueur d’avance sur chaque opération allemande. 


Au fil des mois, ce Lorrain s'était perfectionné dans le vocabulaire militaire allemand et avait souvent risqué sa vie pour maintenir les installations en état de fonctionnement en première ligne.


En février 1916, les Français savent que les Allemands préparent une attaque sur Verdun. Quinze minutes avant le déclenchement du bombardement allemand, l’artillerie française ouvre le feu sur les batteries ennemies et les tranchées où se rassemblent les troupes devant se lancer à l’attaque. 


La surprise est totale pour les Allemands qui ne comprennent absolument pas comment l'artillerie française frappe exactement au moment et à l'endroit ou les troupes se réunissent... Lorsque la tempête de feu se calme, de nouvelles conversations allemandes sont interceptées : « Je ne comprends pas du tout comment il se fait que l’artillerie française a été prête instantanément. »


Compte tenu du faible niveau de préparation des organisations défensives de la 2e ligne française, on peut considérer que les écoutes du bois de Caures réalisées par Pierre Hottier ont sauvé Verdun.


Pierre Hottier, comme tous les interprètes-écouteurs, a fait le choix de rester dans l'ombre et n'a jamais révélé comment il avait "sauvé Verdun"...


Pour découvrir la fascinante action des services d’écoute français de la bataille de la Marne au traité de Versailles : Les Écoutes de la Victoire https://bit.ly/2LZlnTh

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Posté le 24/05/2019 par Pierre de Taillac

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